En exprimant, même pour lui seul, devant Dieu, ce dont il était rempli. Ainsi ses pensées et ses sentiments, indistincts encore, gagnaient en clarté et en fermeté.
On peut recueillir de là cette pensée très pratique que le chrétien, même dans ses prières particulières et dans ses entretiens les plus intimes avec Dieu, doit s'appliquer à trouver le mot qui exprime ce qu'il éprouve ou pense. Le Dieu révélé s'appelle lui-même "la Parole." (Jean 1.1)
Sans parole l'homme ne peut s'approprier aucune des choses divines ; même "les paroles ineffables" entendues par Paul dans un monde supérieur sont encore des paroles.
Par elles, les idées et les sentiments, jusque-là vagues et stériles, prennent du corps et de la réalité pour nous-mêmes et pour les autres. De là, le don d'interprétation dans la primitive Eglise ; de là aussi l'interdiction de parler "en langues" lorsqu'il n'y a point d'interprète. (verset 28)