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Conséquences : Instructions sur l'usage des dons dans les assemblées.
Qu'y a-t-il donc à faire ? Par cette question, l'apôtre passe à l'application pratique des principes qu'il vient de poser. Telle était à Corinthe la surabondante richesse des dons de l'Esprit, qu'il fallait des directions claires et positives pour que l'Eglise sût les exercer sans en abuser ; leur plénitude même en rendait l'usage difficile. C'est tout l'opposé, hélas ! de la pauvreté et de la sécheresse de l'Eglise de nos jours.
Dans un tel état de choses, où l'Esprit de Dieu agissait en plusieurs avec tant de puissance, la tentation était bien prochaine pour la faiblesse de l'homme, de vouloir se produire et briller dans les assemblées en se recherchant soi-même !
Que chacun donc se demande avant tout s'il a en vue l'édification de ses frères, et voie de quelle manière il y contribuera le plus. Paul cite ici quelques-uns de ces moyens qui devaient être employés, selon que Dieu les donnait.
Un psaume était un chant, une psalmodie, (verset 15) forme poétique et musicale que revêtait facilement le don des langues ou la prophétie sous l'impulsion joyeuse de l'Esprit de Dieu ; c'est ainsi que déjà les écrits prophètiques de l'Ancien Testment sont, pour le fond et la forme, remplis de la plus sublime poésie, et que le chant est resté dans le culte chrétien comme la plus haute expression du sentiment religieux.
Une instruction, ou plutôt une doctrine, était quelque vérité nouvelle, quelque application spéciale du principe chrétien, qu'un membre de l'Eglise se sentait pressé de communiquer à ses frères, et qui lui était inspirée à lui-même par le "don de connaissance." (1Corinthiens 12.8)
Une révélation n'est qu'un autre nom pour désigner le don de prophétie ; elle le précédait et en provoquait l'exercice. (verset 2, note.)
Une langue est l'expression abrégée du don de "parler en langues," don qui se manifestait subitement en quelqu'un au sein de l'assemblée.
Une interprétation, enfin, avait lieu lorsqu'un membre présent, élevé par l'Esprit à la hauteur de celui qui venait de "parler en langues," avait compris le sens de ses paroles, et se sentait appelé à en faire part à l'assemblée.
- Le mot chacun de vous ne signifie pas que tous eussent quelque don de l'Esprit, mais que, parmi ceux qui les avaient reçus, ces dons si divers se manifestaient, chez l'un d'une manière, chez l'autre d'une autre.