Se rattachant au principe exprimé à verset 15 (quoiqu'il y emploie un autre mot qu'ici), l'apôtre combat la tendance qui régnait dans l'Eglise de Corinthe, et qui consistait à rechercher surtout ceux des dons spirituels qui, comme "les langues," mettaient l'homme, pour ainsi dire, hors de lui-même et de ses facultés naturelles, exaltant le sentiment et l'imagination, au détriment du jugement et de la raison. Ils croyaient que plus ils se perdaient eux-mêmes plus ils étaient près de Dieu.
Puis, semblables à des enfants, ils prenaient un plaisir tout particulier à ce qu'il y avait de merveilleux dans le don des langues.
Les prophètes eux-mêmes (verset 29) n'étaient pas restés étrangers à ces aberrations, si voisines du fanatisme païen. L'apôtre les avertit donc que renouvellement de l'homme par le Saint-Esprit doit comprendre ses facultés intellectuelles, non moins que tout le reste, et que renoncer à ces facultés pour devenir un enfant en raison, est un degré inférieur de la vie chrétienne. Nous devons grandir en connaissance jusqu'à la mesure de l'homme fait, et devenir des enfants à l'égard du mal.
Ce principe, aussi vrai que profond, peut trouver partout aujourd'hui son application, aussi bien qu'à Corinthe aux jours de saint Paul.