Gr "Ivre." L'apôtre emploie à dessein les plus fortes expressions afin de montrer, par un contraste criant avec la sainteté de la chose, tout ce qu'il y avait d'odieux en de tels abus.
A Corinthe, comme partout et toujours, le goût raffiné des beaux-arts, de la sagesse du siècle, de l'éloquence, avait fait alliance avec la convoitise de la chair. Les gens "de bon ton, de bonne compagnie" se tenaient à part, même dans les assemblées des chrétiens, et trouvaient tout naturel d'employer à flatter leur sensualité ces biens que Dieu leur avait confiés, tandis que les pauvres devaient se contenter de ce qui leur était tombé en partage !
L'expression : "prend d'abord ou d'avance son propre repas," prouve que, quoique dans le même local, le repas n'était pas en commun, comme il aurait dû l'être, mais divisés en coteries, riches et pauvres. De là, l'exhortation qui se trouve au verset 33, de s'attendre les uns les autres.