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Sur certains abus relatifs aux agapes et à la sainte cène.
Comme il l'a fait à d'autres égards (verset 2) On peut rapporter le mot ceci à ce qui précède, comme le font plusieurs, ou à ce qui suit, et cela paraît plus conforme à l'ensemble du texte. En effet, l'apôtre va censurer de criants abus, se rattachant à ce qu'il y a de plus sacré : la cène du Seigneur.
Dans l'Eglise apostolique on célébrait la cène tout à fait selon son institution, en la faisant précéder d'un repas pris en commun ; c'est ce qu'on appelait agape (charité, amour). A Corinthe, cet usage n'avait pas tardé à dégénérer, sous l'influence de l'esprit de parti. Des coteries s'étaient formées, elles s'assemblaient en particulier pour ces repas, les riches y apportaient de leur profusion, tandis que les pauvres n'avaient pas de quoi se nourrir. (verset 21) La cène, à la suite de cela, ne pouvait qu'être indignement profanée.
C'est pourquoi l'apôtre, après avoir réprimandé ces abus, rapporte l'institution de la communion dans sa simplicité et sa sainteté, afin de faire mieux sentir à ses lecteurs, par ce contraste, de quoi ils se rendaient coupables, et quels châtiments ils attiraient sur eux.
Grec : "Non pour le mieux, mais pour le pis," ce qui se rapporte au but religieux et moral des assemblées.