Comme le mot d'ange signifie un envoyé, un messager, on a souvent cherché à appliquer ici ce sens, à cause de la difficulté que présente la signification ordinaire du mot.
Ainsi, on a pensé que ces anges étaient les anciens qui présidaient au culte, en se fondant sur ce que ce nom leur est donné Apocalypse 2.1, et dans les lettres aux sept Eglises ; ou encore, on a entendu par là les envoyés des autorités païennes, ayant mission de voir ce qui se passait dans les assemblées des chrétiens, etc.
Aujourd'hui, on a généralement abandonné ces interprétations pour revenir au sens ordinaire du mot. Est-ce avec raison ? La présence invisible des anges dans les assemblées du culte est-elle un argument nécessaire pour la décence recommandée ici aux femmes ? Leur dire qu'elles sont en présence des hommes et en présence de Dieu, ne serait-ce pas plus concluant ? Et quand Bengel et, après lui, Gerlach, citent Esaïe 6.2, où il est dit que les anges se voilent la face devant Dieu, évidemment c'est prouver trop, car les hommes devraient à plus forte raison se voiler aussi bien que les femmes, ce qui va contre la pensée de l'apôtre.
Il ne faut pas craindre d'avouer que pour nous le sens de ce mot est incertain ; il nous manque, pour l'expliquer, quelque donnée qui le rendait clair aux premiers lecteurs de Paul. (Voir toutefois 1Corinthiens 4.9)
Grec : simplement : "Doit avoir sur la tête une autorité," ce qu'on explique par métonymie, comme on le voit dans notre version paraphrasée.